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Raison d'être Aux lendemains de la Shoah, la communauté internationale déclare solenellement que PLUS JAMAIS pareil crime contre l’humanité ne se reproduira. Pour appuyer cette déclaration, l’ONU adopte, en décembre 1948, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide . Mais depuis, ce serment du ‘Plus Jamais’ ne cesse d’être violé et les fondements de cette convention bafoués. Le génocide de 1994 au Rwanda et la situation actuelle au Darfour n’en sont que quelques exemples. Bien que la prévention des génocides et des crimes contre l’humanité est avant tout une question de volonté politique de la part de la communauté internationale et des gouvernements, la question de notre responsabilité individuelle et collective quant à la recherche des voies menant à une matérialisation de ce ‘Plus Jamais’ doit également être posée. En tant que membres de la communauté humaine et citoyens du monde, quel rôle nous incombe? De par sa diversité, notre société – canadienne et québécoise – constitue un véritable ‘laboratoire’ où continuer à explorer les voies et moyens de matérialisation du ‘Plus Jamais’. En effet, cette diversité nous met constamment en présence de l’Autre, nous invitant non seulement à en prendre conscience mais aussi à remettre en question notre biais culturel. Cette co-habitation avec l’Autre offre aussi la possibilité de penser notre position sur notre appartenance à une humanité commune, et par extrapolation, à poser la question de notre responsabilité individuelle et collective à prévenir des crimes qui menacent cette humanité. De plus, cette réflexion se trouverait enrichie par la multitude d’expériences et de points de vue dont est porteuse notre diversité.
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